témoignages

Fred, 52…

J’ai découvert le BMC “par hasard”, et, curieux, j’ai tenté un cycle “Découverte”.
Et quelle découverte.
Pour moi, cette pratique est synonyme de spontanéité, de curiosité, de lâcher-prise…
Laisser mon corps faire ce qu’il a envie de faire, ce qui lui fait du bien, sans jugement, c’est un espace de liberté et de joie.
Ressentir la vie qui me parcourt, de la surface de ma peau jusqu’au plus profond de mes cellules, est un voyage plein de surprises qui me procure un bien-être étonnant.
Bref… un voyage à poursuivre…

Nathalie

« j’ai rencontré le BMC  il y a plusieurs années, pratique, technique énoncée comme préalable au mouvement, au contact improvisation notamment je ne mesurais pas à l’époque la dimension dans laquelle elle pouvait m’emmener en terme de niveaux de conscience et présence à mon corps et les autres. J‘ai essentiellement découvert alors, et c’était une découverte que je pouvais me mouvoir différemment, avec une réelle qualité de mouvement différente en fonction du système corporel avec lequel je me mettais en relation.Egalement je suis toujours intriguée, très intéressée de revisiter les shèmes de développement de l’humain comme presque un « training », pour voir si je ne me suis pas « arrêtée » en route..
Merci aux enseignants de BMC que j’ai rencontrés et en effet très souvent j’ai trouvé chez eux cette démarche d’ouverture à l’autre sans intention de résultat, sans attente apparemment et cela fait du bien
Martine
Vu d’aujourd’hui, je peux dire que je suis partie à la conquête de l’espace un peu après mes 40 ans. Pas la peine d’aller sur la lune pour ce faire !
Prendre juste conscience qu’on a vécu jusque là sans aucune attention ni pour son corps ni pour ce qui l’environne…..
C’est avec la danse que j’ai commencé cette recherche… Dans le plaisir et la curiosité, et sans soupçonner le niveau des difficultés qui étaient les miennes. 
A un moment donné j’ai rencontré le BMC, tout à fait par hasard, parce qu’il y avait une proposition de stage sur la voix et que la proposition associait voix et BMC. Comme j’avais l’intuition que seul le mouvement me permettrait de travailler sur ma voix, et bien je me suis fait le cadeau de ce stage….Et c’est comme ça que j’ai découvert le BMC ! Et que je continue rien que pour ça, en tant que tel…. Le cadre proposé permet d’habiter simplement son propre corps : au fur à mesure certains organes qui étaient ignorés de la conscience le deviennent.  Cet habitacle de sa vie à soi devient de plus en plus vivant, avec une densité, un volume, une motilité bien à soi ; bien personnels. Il y a les organes vitaux et aussi ce dont est constitué le corps, les liquides ; le souffle ; les os, les articulations….
Une conscience de plus en plus large de ce véhicule qu’est le corps s’expérimente Et l’on fait connaissance de ce qu’il contient, ce corps-à-soi. Aujourd’hui, je sais que mon corps est le principal livre de ma vie ; le souvenir des blessures endurées y est inscrit, et pour moi le travail en BMC est une bonne occasion de cicatrisation. Là où stagnent ces souffrances, l’exploration BMC permet d’envoyer de la lumière et les dites souffrances se dissolvent.
La connaissance intériorisée et personnelle de la façon dont mon corps vit est très éloignée d’une planche anatomique. Cependant, les planches sont toujours présentes, pour donner une idée assez précise du comment c’est fait. Les noms précis des muscles, des nerfs, des os des articulations, des ligaments … etc sont nommés et à force, retenus.
Chaque partie du corps étant ainsi nommé, je peux constater que ma vie est abritée dans un lieu complexe extrêmement vivant, qui est continuellement en mouvement, et train de se régénérer. Cette compréhension de son corps à soi, posé dans son environnement permet d’appréhender le mouvement avec plus d’exactitude. Cette meilleure connaissance permet ainsi d’explorer des mouvements qui sortent de ses habitudes . Et de donner à l’articulation corps / esprit une dimension singulière d’où peut se manifester un potentiel tout à fait imprévu.

Soaz, 54 ans

J’ai découvert le BMC il y a 2 ans, lors d’un projet performance nommé « Les Sisyphe » dans le cadre de « Fous de danse »  à Rennes. « La performance est une déclinaison de sauts qui pousse l’interprète jusqu’à l’épuisement et son dépassement »Pendant 5 jours j’ai travaillé avec un groupe d’une dizaine de femmes accompagnée par Julie Nioche, chorégraphe et danseuse et l’association A.I.M.E. Association d’Individus en Mouvements Engagés.Nous avons travaillé, préparés nos corps et nos esprit avec le BMC.Durant cette expérience j’ai transformé une forme de rage qui couvait en moi en énergie porteuse. 

J’ai pris conscience de mon potentiel et j’ai osé l’utiliser pour participer à cette transe chorégraphiée sur la musique The End de The Doors. J’ai tout donné, sans retenue : mes larmes, mes rires, mes peurs, ma rage, mon étonnement, ma joie. J’ai joué le jeu à fond parce que j’étais bien préparée par l’équipe et j’ai adhéré immédiatement à la méthode du BMC.Peu m’importait mon visage défiguré par l’épuisement et les larmes car je me sentais libre et puissante, tout était possible !

Et puis l’année dernière je rencontre Morgan au centre de danse Mouvances à Rennes et j’apprends qu’elle est praticienne BMC et qu’elle donne des cours à Renne.Formidable, mon aventure BMC peut donc continuer !